Tous les cris, les S.O.S.
Arrêtez, un peu de respect !

Télérama,
5/11/84

Un jeune homme qui ne doute de rien, tonique, plein d'insolence... Un artiste de variétés qui saute pieds joints des pages spectacles à celles des faits de sociétés. Sans perdre la tendresse.
Balavoine, une première. Un club de tennis, quelque part dans la banlieue parisienne. Le chanteur aura le Libé du jour. Titre : "Barre : le gouvernement fait des progrès". De quoi je me mêle, non, mais de quoi je me mêle ? Je vais faire mon édito là-dessus".

Flash-back. Au moment de cette interview, Daniel Balavoine était éditorialiste, chaque fin d'après-midi, sur 95,2, une radio privée parisienne. Quinze petits billets d'humeur, frais du jour, percutants et pourfendeurs. Thèmes : le discours électoral, la famine du Nordeste... et les excédents agricoles du Marché commun, les élections à la sécurité sociale, les armes chimiques et bactériologiques... "Ah ! mercredi, j'ai créé 7 000 emplois". ??? "Ben oui, en autorisant la pub sur les radios libres". C'est Georges Fillioud qui a dû être content.
Si l'on ajoute à cette liste d'activités son passage à l'émission 7 sur sept (où la brutalité de son discours malgré le bons sens de sa teneur, en a agacé plus d'un), on serait tenté de dire que Bala ne change pas. Depuis son fameux éclat sur Antenne 2 face au présidentiable François Mitterrand, l'artiste de variétés est passé maintes fois de la page spectacle à la rubrique faits de sociétés des divers quotidiens et magazines du pays. De là à rouvrir le débat antédiluvien sur le chanteur engagé (une voix dans le fond : "Par qui ?"), il n'y a qu'un pas. Que Balavoine refuse énergiquement de franchir, balayant cette poussière polémique d'un : "Quand on ne parle pas, on est des cons, quand on parle, faudrait qu'on se taise", sans nuances et sans réplique.
Et l'ampleur donnée récemment aux propos d'Yves Montand n'est pas faite pour le calmer : "Mont