Tous les cris, les S.O.S.
Émission« Les enfants du rock »
(1984)


par Thierry Rouault

Le tournage s'est effectué d'avril à juin 1984, sur trois périodes :

  • le 24 avril 1984 lors du concert au Forum de Dijon ;
  • les 4 et 5 juin 1984, à Biarritz, respectivement à la terrasse du Palais, dans un restaurant avec Jacques Durruty, avec Louis Capdevielle, le marchand d'espadrille, et sur la plage ;
  • les 14 et 15 juin 1984, à Colombes, au domicile de Daniel, respectivement dans sa salle de musique et dans son jardin, avec son chien Raoul.

En utilisant un 24 pistes pour en restituer les qualités sonores, Antenne 2 a été la seule chaîne à avoir tourné quelques séquences lors d'un concert de Daniel Balavoine. Hélas, seules deux chansons ont été entièrement enregistrées : "Vendeurs de larmes" et "Le Chanteur". Les autres chansons ont été coupées au montage : "Frappe avec ta tête", "Mon fils ma bataille", "Je ne suis pas un héros", "Pour la femme veuve qui s'éveille", "Révolution" et "Vivre ou survivre".

Vous pouvez retrouver ces enregistrements dans le Double DVD proposé par Universal.

La retranscription complète de l'interview et des détails de cette
émission sont disponibles dans le n°19 du fanzine « L'inoubliable »


Extraits de l'interview :

Télécharger l'extrait où
Daniel explique l'admiration
qu'il voue à Peter Gabriel
ex-chanteur du groupe Génésis :

Format Windows Media
(ADSL / Câble uniquement)

Crédits : Mina Aferiad & Canal Jimmy

Découvrez d'autres interviews dans
« Le roman de Daniel Balavoine » de Didier Varrod

Sa vie est un roman. Il fut un héros bien malgré lui, lui qui avait écrit pour Johnny Hallyday "Je ne suis pas un héros" et avait fini par reprendre cette chanson à son compte. Mais écrire sur une œuvre inachevée a quelque chose de proprement inadéquat. Alors, Didier Varrod, l’auteur, a décidé de raconter Daniel Balavoine avec son regard. Subjectif et revendiqué comme tel. Les deux hommes se sont en effet beaucoup vus et entretenus jusqu’à la disparition brutale de l’artiste, le 14 janvier 1986, dans un fatal Paris-Dakar, alors qu’il n’avait pas 34 ans.

C’est lui-même qui avait souhaité que l’on se rencontre, confie Varrod. J’avais écris une discographie détaillée qu’il avait semble-t-il appréciée. Je lui avais alors confié que j’étais un admirateur de la première heure. Sa vie et ses propos m’ont marqué au point qu’il est le seul chanteur dont je trimbale la photo en permanence. Il ne se passe pas un mois sans que je me dise : "Et lui qu’aurait-il pensé ?" Il disait : "Je m’emporte pour ce qui m’importe."

Homme de presse, de radio et de télévision, Didier Varrod essaie au quotidien de s’en inspirer dans la passion comme dans la colère : Je lui devais ce livre. Parce qu’il m’a tant appris...


Lorsque la technique ne remplace pas l'émotion :

Il y a trop des gens qui disent "... oui, c'est trop facile, avec la technique, la lumière, on peut tout faire..." Ce n'est pas vrai.

C'est que justement si la personne qui est en avant de la scène n'a pas de force, n'a pas de personnalité, n'a pas d'impact, elle se laisse effectivement écrasé par la machinerie.

Ça veut dire que là ce que je dis c'est très simple : c'est plus facile de chanter tout seul sur une scène avec un projecteur et d'affronter le public que de le faire avec tout un système technique. Parce qu'on est très vite dépassé par la technique si on ne se surveille pas.

Si je me mets au piano, demain, à un concert, tout seul